Mon enfant acteur et les réseaux sociaux

Par Geneviève Bessette, mère du comédien Antoine Boucher

En tant que parents, c’est souvent plus fort que nous que d’être fiers et d’afficher les exploits de notre enfant sur Facebook quand il fait ses premiers pas. On ne peut pas s’en empêcher. À partir de là, les commentaires de nos amis se multiplient sous notre publication. Dans ce  genre de publication sur le quotidien de nos enfants, les commentaires des gens sur Facebook sont pratiquement toujours positifs. 

Lors des débuts de mon fils dans une agence, je n’hésitais jamais à publier des nouvelles à propos de ses auditions, de ses call-back et finalement à parler des contrats qu’il avait décrochés. J’en étais si fière… Malheureusement, j’ai dû apprendre à diminuer partiellement les publications de ses réussites sur les réseaux sociaux et ce, jusqu’à cesser complètement. Je publie maintenant, de temps en temps, de courtes vidéos de publicités ou des voix radios que mon fils, Antoine, a décrochées. Pourquoi me censurer ainsi ? Pour faire taire les gens et leurs commentaires plutôt blessants souvent envoyés en messages privés: « C’est encore lui qui l’a décroché? Il n’était pas si bon que cela! Mon fils aurait fait mieux! C’était simple, n’importe qui aurait pu le faire à sa place! », et j’en passe. Sans compter certains parents qui essaient d’en apprendre plus sur les auditions pour tenter de convaincre les productions de voir leur enfant en audition pour le même concept. Des amis Facebook, j’en ai perdu plusieurs, j’ai fait tout un ménage, comme on dit. J’ai éloigné de moi les personnes qui n’étaient pas mes amis pour les bonnes raisons. La jalousie est le moteur de bien des gens et cela, j’en veux le moins possible dans ma vie. Quand un autre enfant que le mien décroche un rôle, je suis contente pour lui, même si mon garçon a auditionné pour le même projet et qu’il n’a pas eu le contrat. Je suis une éternelle positive et je me dis qu’il y aura éventuellement quelque chose d’autre pour mon fils. La patience est de mise.

Je me rappellerai toujours d’une phrase que Liane Simard, la coach d’Antoine, m’avait dite quand mon fils avait trois ou quatre ans et qu’il jouait dans Destinées. Je m’inquiétais alors pour mille et une raisons hors de mon contrôle : «C’est juste de la télé…»

Alors, je vous répète encore cette phrase qui est restée dans ma tête et qui m’a aidée à mieux grandir dans ce milieu: «C’est juste de la télé…»

De votre côté, avez-vous déjà reçu des commentaires désobligeants d’autres parents sur les réseaux sociaux ?

  Article précédent Article suivant